Réussir au travail

Cinq pratiques sportives à adopter pour réussir au travail

Que l’on fréquente assidument un fitness, que l’on soit un sportif du dimanche ou plutôt un habitué du canapé, on ne peut qu’admirer les exploits et le bel état d’esprit des athlètes. S’ils nous inspirent lorsque nous sommes sur les courts ou à la piscine olympique, les sportifs de haut niveau sont aussi des modèles dans la vie de tous les jours, notamment au bureau. Nous avons listé cinq réflexes de champion à intégrer dans nos habitudes professionnelles.

1.     La préparation mentale

Le récent Open d’Australie, avec une demi-finale de près de cinq heures et surtout la très belle victoire de Federer contre Nadal, nous a encore prouvé que le sport est bien plus qu’une affaire de muscles. Avant une compétition, les athlètes travaillent leur mental, presqu’autant que leur physique. Plusieurs récentes études leur donnent raison, en démontrant que penser à un effort physique active les mêmes neurones que durant l’exercice sportif lui-même. Les champions s’entrainent aussi en visualisant mentalement chacun de leurs gestes. Et pour se conditionner vers la victoire, ils se remémorent des moments de réussite – une technique à imiter avant une présentation ou un rendez-vous professionnel important.

2.     La régularité

Lorsque les sportifs de haut niveau se fixent une routine d’entrainement et un régime alimentaire, ils s’y tiennent jusqu’à atteindre leur objectif. Une régularité dont tout le monde aimerait faire preuve, dans sa vie privée et professionnelle. Nous prenons tous beaucoup de bonnes résolutions – telles que limiter la consultation des e-mails à une ou deux fois par jour, restreindre la durée des séances, etc. – que nous abandonnons dans les périodes de stress. Si nous avons de la peine à encrer de nouvelles bonnes habitudes dans notre quotidien, c’est souvent parce que nous perdons de vue notre but. Pour un sportif, la vision est claire: améliorer ses performances jusqu’à la victoire. En gardant à l’esprit le temps et l’efficience à gagner, il est plus facile d’atteindre une régularité dans des méthodes de travail saines.

3.     La réactivité face aux imprévus

En compétition, un champion a généralement quelques secondes pour réagir à une action imprévue de son adversaire ou à un obstacle non-anticipé. Il est seul face à sa décision ou – dans le cas des sports d’équipe – il n’a qu’un coup d’œil et quelques gestes pour consulter ses camarades. Au travail, les choses se passent souvent différemment… Nous avons tous déjà voulu éviter un problème en le plaçant sous la pile des dossiers à traiter (comme s’il allait se régler tout seul…) ou en tentant de refiler la patate chaude à un collègue. Les athlètes savent bien qu’un obstacle doit être pris en main rapidement et efficacement pour être franchi. Au bureau comme au stade, les situations difficiles nécessitent parfois du courage.

4.     L’analyse des forces et des faiblesses

La dureté du monde du travail nous pousse à cacher nos faiblesses. Certains n’hésitent pas à mettre en avant des compétences exagérées ou même complétement inventées. Le bluff est un pari risqué, qui mène à des situations inconfortables, pour soi comme pour l’entreprise. Se surestimer n’apporte rien au sportif d’élite, qui trouve bien plus d’avantages dans l’acceptation de ses faiblesses. Il adapte ainsi sa stratégie et les points à travailler en priorité. En allant plus loin dans la connaissance de soi, l’athlète gère aussi mieux les échecs en les transformant en leçons de vie. Imitons Roger Federer, qui cite souvent ces mots de Nelson Mandela: «Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends.»

5.     Le fair-play

«J’encourage mes enfants à faire du sport pour qu’ils apprennent le fair-play»: cette phrase ressort souvent dans les discussions de parents. Nous aussi, adultes, devrions repenser régulièrement à ces valeurs empruntées aux sportifs. Respecter les règles, mais surtout les autres – co-équipiers ou adversaires – faire preuve de loyauté, de franchise et rester beau joueur: le fair-play permet de mieux vivre ensemble. Alors que le comité olympique remet la médaille Pierre de Courbetin aux champions les plus fair-play – comme l’Américaine Abbey D’Agostino et la Néo-Zélandaise Nikky Hamblin en 2016 à Rio – les entreprises ont encore du chemin à faire pour valoriser les initiatives humaines et solidaires.